mardi 30 avril 2013

LA CAGE DOREE - Ruben ALVES - Portugal/France

3,5 / 5
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Un conte "social" entre rires, émotion et tendresse...
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Maria et Jose, portugais, travaillent en France depuis une trentaine d'années :
Elle,
Gardienne "hors pair" du bel immeuble où ils vivent dans un quartier huppé de Paris,
Lui,
Maçon, devenu chef de chantier irremplaçable...
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Un héritage inattendu d'une maison au Portugal va bouleverser leur vie...
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Tous les ingrédients sont réunis pour faire un film qui devrait plaire à tous.
La recette est réussie : le réalisateur jongle, trés adroitement, avec tous les clichés que l'on peut avoir sur la vie de cette sympathique communauté, sans oublier d'évoquer les problèmes de déracinement et d'intégration...
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Grace à une parfaite direction d'acteurs (portugais et français) les personnages sont tous crédibles et attachants.
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Un film extrêmement sympathique et plaisant !
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Rita Blanco (Maria)...
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Joaquim de Almeida (Jose)...
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Lannick Gautry (Charles Caillaux) & Barbara Cabrita (Paula)...
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Chantal Lauby (Solange Caillaux) & Roland Giraud (Francis Caillaux)...
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Bande annonce :

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Ruben Alves
né en France de parents portugais
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Acteur, réalisateur et scénariste
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"La Cage Dorée"
son premier long métrage
est
dédié
à
ses
parents
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lundi 29 avril 2013

JULES CESAR (1724) - Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759) - En direct du Met de New York (27.04.2013) - au Pathé Boulogne

Je suis plutôt réticent devant les opéras baroques, sans doute parce que je les connais bien mal.
De ce fait mes impressions sur cette représentation risqueraient de faire bondir les spécialistes (si toutefois ils me lisaient....)
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En dépit des nombreux récitatifs et des arias quelquefois interminables, j'ai pris plaisir à la musique de Haendel, même si j'ai beaucoup de mal à accepter un César à la voix de contreténor ("ignorantus...") .
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J'ai trouvé l'interprétation vocale bonne...
sans avoir été vraiment "transporté" (mais toujours "ignorantus...")
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César et Cléopatre (David Daniels et Natalie Dessay)...
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Dans cette production (signée David Mc Vicar) j'ai bien aimé les décors stylisés et l'efficace dispositif scénique...
L'opéra est censé se passer au 19° siècle dans une Egypte sous domination anglaise : pourquoi pas !
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Par contre j'ai détesté (le mot est faible) la gestuelle grotesque demandée aux interprètes...
David Mc Vicar déclare :
"Jules Cesar est à la fois un opéra semi-comique et un récit d'aventures semi-tragique. Il m'a permis d'exprimer tout ce que je trouve essentiel dans un ouvrage lyrique."
Peut-être ???
L'ennui est que ce "semi-comique" n'est en fait qu'un (trés mauvais) vaudeville, un burlesque qui a ridiculisé de nombreuses scénes, c'est du moins ce que j'ai ressenti (mais "ignorantus...").
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Quelques moments de grâce, lorsque le metteur en scéne freine ses élans "vaudevillesques" :
Le duo entre Sextus et Cornélia (final du 1°acte),
L'air de Cléopatre (de la fin du 2° acte)...
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Oserais-je ajouter que nous n'avons pas eu le courage de rester pour le 3° acte (fait rarissime et c'était peut-être le meilleur ???)
Signé :
"Ignorantus"
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dimanche 28 avril 2013

THE GRANDMASTER - Wong KAR-WAI (réalisation et scénario) - Chine

4 / 5
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On imagine mal le réalisateur de "In the Mood for Love", avec son style si particulier (ralentis, etc...)s'attaquer à un film de kung-fu, et pourtant...

Wong Kar-wai réussit un bel hommage au noble art en évoquant l'histoire du grand- maître et presque légendaire Ip Man (l'homme qui initia Bruce Lee aux arts martiaux...), ce dans un contexte historique (notamment l'invasion de la Chine par les Japonais).
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Le film, au ton agréablement mélancolique, bénéficie d'une réalisation virtuose et d'images d'une beauté stupéfiante.
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Tony Leung incarne Ip Man...
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Zhang Ziyi est Gong Er, la belle adversaire et complice...
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bande annonce :
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Wong Kar-Wai
né à Shanghaï en 1956
Réalisateur, Scénariste et Producteur
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Il a réalisé 10 longs métrages, dont :
Nos Années Sauvages (1990)
Chungkung Express (1994)
Les Anges Déchus (1995)
In the Mood for love (2000)
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vendredi 26 avril 2013

PHILOSOPHIE MAGAZINE - Hors-Série - ALBERT CAMUS - La Pensée Révoltée

Un "hors-série" bienvenu et absolument passionnant pour les admirateurs d'Albert Camus,
Camus, le journaliste, le romancier et le philosophe...
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Des extraits de ses oeuvres y sont commentés par des philosophes.
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Illustré de magnifiques et émouvantes photos, le numéro est divisé en grandes sections :
L'Absurde
L'Etranger
Camus, Acteur et Témoin de l'Histoire
La Peste
L'Homme révolté
La Pensée de Midi
Le Premier Homme
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Quelques extraits :
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"La Kabylie, Grèce en haillons"
(extrait d'un article publié par le journal Alger Républicain le 5 juin 1939)
"...Quand on aborde les premières pentes de la Kabylie, à voir ces petits villages groupés autour de points naturels, ces hommes drapés de laine blanche, ces chemins bordés d'oliviers, de figuiers et de cactus, cette simplicité enfin de la vie et du paysage entre l'homme et sa terre, on ne peut s'empêcher de penser à la Grèce....
Dans une des régions les plus attirantes du monde, un peuple entier souffre de la faim et les trois quarts de ces hommes vivent de charités administratives...
Je ne peux pas oublier la réception que me firent, à Maillot, treize enfants kabyles, qui nous demandaient à manger, leurs mains décharnées tendues à travers des haillons. Je ne peux pas oublier cet habitant de la cité indigène de Bordj-Ménaïel qui me montrait le visage émouvant de sa petite fille, étique et loqueteuse, et qui me disait :
 '''Vous croyez que cette petite fille, si je l'habillais, si je pouvais la tenir propre et la nourrir, ne serait pas aussi belle que n'importe quelle Française ?"'.....
(Albert Camus)
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Après Fukushima de nombreux Japonais trouvèrent dans "La Peste" un écho de leurs situation :
"Dans le roman de Camus, la peste n'est pas seulement une épidémie, non plus une allégorie stricte du nazisme. Sa portée est encore plus large et plus vaste. Camus a représenté au moyen de l'allégorie toutes les faces du mal absurde qui surprend l'humanité : guerres, fascismes, fléaux, calamités, catastrophes. La morale que Camus a distillée dans ce roman risque de paraître un peu simpliste en temps de paix. Mais cette morale, qui est née de la guerre et en même temps a atteint l'universel en dépassant ce niveau, a certainement touché des Japonais pendant cette catastrophe inouïe."
(Hiroshi Mino, doyen de la faculté des lettres de Nara)
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mardi 23 avril 2013

LA BELLE ENDORMIE - Marco BELLOCHIO - Italie - (au Balzac)

5 / 5
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Magistral !
Aprés "Vincere" (voir ICI )
Marco Bellochio nous offre un nouveau chef-d'oeuvre...
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Tout concourt à la réussite de ce film :
la profondeur du scénario, la parfaite maitrise de la réalisation, l'interprétation absolument éblouissante.
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En fevrier 2009,  aprés de nombreuses années d'un coma artificiel, Eluana Englaro, sur la demande de son père, est débranchée des appareils qui la maintenaient "en vie" à la suite d'un accident de voiture.
Ce drame de l'euthanasie avait alors profondément bouleversé et divisé l'Italie.
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Bellochio a imaginé quatre histoires habilement racontées en alternance et qui se déroulent
dans les quelques jours qui précèdent la mort d'Eluana.
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Il ne s'agit nullement d'un plaidoyer pour (ou contre) l'euthanasie, mais bien d'une réflexion sur un problème qui nous concerne tous : comment faire face à la fin de vie...
"A un certain âge, les questions sur la vie et la mort affleurent. Au fond, 'La Belle Endormie' est plus un film de jeunes qu'un film de vieux" (Marco Bellochio)
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Toni Servillo (Uliano, le sénateur qui a aidé autrefois sa femme à mourir)...
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Alba Rohrwacher (Maria, la fille du sénateur, militante du droit pour la vie)...
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Isabelle Huppert (la grande artiste qui a tout abandonné pour veiller sur sa fille en état de léthargie)...
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Maya Sansa (Rossa, la droguée suicidaire) et Pier Giorgio Bellochio (le jeune médecin qui veut à tout prix la sauver)...

 
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Certains ont également vu dans le film une métaphore de l'Italie en plein désarroi.
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bande annonce  ------) ICI
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Marco Bellochio
né à Piacenza en 1939
Réalisateur & Scénariste... 
 
Une carrière impressionnante pour ce grand cinéaste, trés engagé politiquement.
On peut citer dans son abondante filmographie :
Vincere (2009)
Buongiorno, notte (2003)
Le Sourire de ma Mère (2001)
La Nourrice (1998)
Le Saut dans le Vide (1980)
Les Poings dans les Poches (1965)
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samedi 20 avril 2013

CHAGALL entre GUERRE & PAIX - EXPO - MUSEE DU LUXEMBOURG --------------> 21 juillet 2013

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Sur cette exposition,
voir ICI le trés intéressant article du Promeneur du 68...
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Sur l'exposition de 2010 du musée de Nice :
"Sens Dessus Dessous -
Le monde renversé de Chagall"
Voir ici et   notes d'octobre 2010
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jeudi 18 avril 2013

QUELQUES OISEAUX DE...... PANAMA POUR FÊTER LE RETOUR DU SOLEIL !

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Un ami proche, passionné d'ornithologie,
vient de me transmettre,
à son retour de Panama, quelques photos qui vont donner un peu de couleurs à ce blog qui en manque parfois...

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(photos Martial F.)

mardi 16 avril 2013

LA RELIGIEUSE (1796) - Denis DIDEROT - (livre numérique)

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Outre leurs valeurs propres, un des bienfaits des adaptations cinématographiques, c'est quelles sont l'occasion de (re)découvrir les grands classiques...
Qui sont pour la plupart disponibles sans bourse délier sur les tablettes de lecture !
Tel était le cas pour moi de "La Religieuse" que je n'avais jamais lu, pensant, bien à tort, que ce devait être une lecture ennuyeuse...
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Après avoir vu en salle le film de Guillaume Nicloux et en dvd celui de Jacques Rivette (voir ICI note du 29 mars 2013), je me suis donc attaqué, et je ne l'ai pas regretté,  à l'oeuvre de Diderot...
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Le roman de Diderot est rédigé sous la forme de mémoires de la jeune Suzanne Simonin, contrainte par ses parents à la vie monastique,
mémoires où, écrit-elle "...je peins une partie de mes malheurs sans talent et sans art, avec la naïveté d'un enfant de mon âge et la franchise de mon caractère..."
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Si le roman est évidemment une satire féroce des institutions religieuses, on ne peut pas dire qu'il s'attaque à la Religion elle-même : Suzanne Simonin est d'ailleurs profondément croyante et trés pieuse.
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C'est avant tout une magnifique ode à la liberté...
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"L'homme est né pour la société. Séparez-le, isolez-le, ses idées se désuniront, son caractère se tournera, mille affections ridicules s'élèveront dans son coeur, des pensées extravagantes germeront dans son esprit comme les ronces dans une terre sauvage. Placez un homme dans une forêt, il y deviendra féroce ; dans un cloître où l'idée de nécessité se joint à celle de servitude, c'est pis encore : on sort d'une forêt, on ne sort plus d'un cloître ; on est libre dans la forêt, on est esclave dans le cloître. Il faut peut-être plus de force d'âme encore pour résister à la solitude qu'à la misère ; la misère avilit, la retraite déprave. Vaut-il mieux vivre dans l'abjection que dans la folie ? C'est ce que je n'oserais décider, mais il faut éviter l'une et l'autre."
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Diderot s'est inspirée d'une histoire vraie...
Par ailleurs, on peut noter que l'une de ses soeurs est morte folle dans un couvent.
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Denis Diderot
(1713-1784)
(portrait peint en 1767 par Louis-Michel Van Loo)
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lundi 15 avril 2013

EFFETS SECONDAIRES - Steven SODERBERGH - Etats-Unis (2013)

3 / 5
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ou
De l'art de rouler les psychiatres (et les autres..) dans la farine !
En dépit d'un scénario (que j'ai trouvé) boiteux, emberlificoté,
Le film bien réalisé et bien interprété se laisse voir sans ennui...
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Jude Law, l'un des "psy" victimes...
 
de Rooney Mara, une patiente démoniaque...
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Catherine Zeta-Jones, l'autre psy...
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Channing Tatum, l'infortuné mari de la patiente...
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Bande annonce

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Steven Soderbergh
né en 1963
Réalisateur, Scénariste et Producteur
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Parmi ses longs métrages :
Magic Mike (2012)
Contagion (2011)
Piégée (2011)
Océan's Eleven (2011)
Traffic (2011)
Sexe, Mensonge et Vidéeo (1989-Palme d'Or à Cannes)
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cf : Fiche sur Magic Mike

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