mardi 6 septembre 2016

INFO - BLOG EN PAUSE....

E  N  T  R  A  C  T  E
 
 
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dimanche 4 septembre 2016

LE FILS DE JEAN - Philippe LIORET (Réalisation & Scénario) - France/Canada - au Gaumont Convention (03.09.2016)

Dans les secrets d'une famille...
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4,5 / 5
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Mathieu n'a jamais pu savoir qui était son père...
Un jour un appel téléphonique lui révèle que celui-ci venait de mourir, qu'il était québécois et qu'il avait deux fils...
 Mathieu décide de partir au Canada pour assister aux obsèques et surtout pour connaître ses frères,
MAIS...
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Philippe Lioret a parfaitement réussi cette chronique intimiste, sensible, pudique, d'une douce mélancolie....
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Deux merveilleux comédiens en tête d'une excellente distribution...
Pierre Deladonchamps (Mathieu)...
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Gabriel Arcand (Pierre, ami de Jean, le père de Mathieu)...
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Philippe Lioret précise que son scénario est adapté librement du roman de Jean-Paul Dubois
 "Si ce livre pouvait me rapprocher de toi"
paru en 1999 :
"Nous avons pris les droits du livre, mais je ne l’ai pas rouvert ; il n’a été qu’une source d’inspiration, un point de départ, donc. Mais sans lui, il n’y aurait pas de film. Les fondements de son livre sont bien là, mais ce ne sont plus que des mots, comme des mots clés : père, découverte, fratrie, Canada, soeur. L’essentiel en fait."
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Philippe Lioret
né à Paris en 1955
Réalisateur, Scénariste, Producteur
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Dans sa filmographie :
Welcome (2009)
Je vais bien, Ne t'en fais pas (2006)
L'Equipier (2004)
Mademoiselle (2001)
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vendredi 2 septembre 2016

CHRONIQUE D'HIVER (2012) - Paul AUSTER - Etats-Unis - Actes Sud BABEL n°1274

Retour vers Paul Auster !
Après quelques années "d'infidélités" (inexplicables) je reviens, et avec quel bonheur, vers l'écrivain newyorkais (il vit à Brooklyn)...
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J'ai retrouvé avec plaisir son style à la fois limpide et virtuose (excellente traduction de Pierre Furlan).
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Paul Auster a écrit ce livre, alors qu'il avait soixante quatre ans :
"C'est un fait incontestable : tu n'es plus jeune. Dans un mois exactement, tu auras soixante-quatre ans, et bien que ce ne soit pas un âge terriblement avancé - pas ce qu'on considère normalement comme le grand âge -, tu ne peux t'empêcher de penser à tous ceux qui n'ont pas réussi à parvenir aussi loin que toi."
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Cette chronique n'est pas une autobiographie classique mais un regard intime, émouvant, mélancolique que l'auteur jette sur son passé à travers l'évocation (sans ordre chronologique) de souvenirs d'enfance , d'adolescence, de l'âge d'homme : émotions, rencontres, plaisirs, douleurs, lieux où il a vécu...
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Avec habileté l'auteur s'adresse à lui-même dans un tutoiement qui semble également interpeller le lecteur...
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Les toutes premières lignes du livre :

"Tu crois que ça ne t'arrivera jamais, que ça ne peut pas t'arriver, que tu es la seule personne au monde à qui aucune de ces choses n'arrivera jamais, et pourtant, l'une après l'autre, elles se mettent toutes à t'arriver, exactement comme à tout le monde."
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Autres extraits :
"Il est certain que tu es quelqu'un d'imparfait et de blessé, un homme qui porte en lui une blessure depuis le tout début (pourquoi sinon, aurais-tu passé toute ta vie à verser ce sang de mots sur une page?) et les avan­tages que tu retires de l'alcool et du tabac te servent de béquilles pour que ton moi puisse tenir debout et se déplacer dans le monde."
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"Les paroles de ta grand-mère à ta mère : 'Ton père serait vraiment un homme merveilleux - si, seulement il était différent.' "
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"L'inventaire de tes cicatrices, surtout celles de ton visage que tu peux voir chaque matin quand tu te regardes dans le miroir de la salle de bains pour te raser ou te peigner. Tu y penses rarement, mais chaque fois que tu le fais, tu comprends qu'il s'agit de marques de vie, que cet assortiment de lignes brisées, gravées sur ton visage, sont les lettres d'un alphabet secret qui raconte l'histoire de la personne que tu es, car chaque cicatrice est la trace d'une blessure guérie, et chaque blessure a été provoquée par une collision inattendue avec le monde."
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"Parle tout de suite avant qu'il ne soit trop tard, et puis espère pouvoir continuer à parler jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à dire. Il ne reste plus beaucoup de temps, finalement. Tu fais peut-être bien, pour l'instant, de mettre tes histoires de côté et de tenter d'examiner les sensations qui te viennent de vivre dans ce corps, depuis le premier jour où tu te souviens de t'être senti vivant jusqu'à aujourd'hui. Un catalogue de données sensorielles. Ce qu'on pourrait appeler une phénoménologie de la respiration."
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« Tu as soixante-quatre ans. Dehors, l’air est gris, presque blanc, pas de soleil en vue. Tu te demandes : combien de matins reste-t-il ?
Une porte s’est refermée. Une autre porte s’est ouverte.
Tu es entré dans l’hiver de ta vie. »
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Paul Auster

Voir ICI
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mercredi 31 août 2016

MIMOSAS, LA VOIE DE L'ATLAS - Olivier LAXE (Réalisation & Scénario avec Santiago Fillo) - Espagne/Maroc/France - au Balzac (30.08.2016)

 
Ce film a obtenu le Grand Prix de la semaine de la critique au Festival de Cannes 2016
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? / 5
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Au cœur de l'Atlas marocain une caravane accompagne un cheikh mourant qui souhaite être enterré près des siens.
Le cheikh ne va pas tarder à mourir...
Intervient alors Shakib, un personnage très étrange (un "idiot" ?, un sage ?, un fou ? un ange ? un saint ?....) désigné par qui (Dieu ?) pour aider les caravaniers à transporter le corps : le film prend alors une dimension mystique qui, et je le regrette beaucoup, m'a presque complètement "échappé"...
En dépit de la beauté des images (superbes paysages, magnifiques gros plans sur les personnages), l'ennui s'est malheureusement installé !
A revoir ?
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Shakib, le mystérieux personnage (Mohamed Shakib Ben Omar)...

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Olivier Laxe
né en 1982
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Réalisateur, Scénariste, Acteur
Habite et travaille au Maroc.
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samedi 27 août 2016

N'OUBLIER JAMAIS (2014) - Michel BUSSI - France - Pocket n°16150

Curieux de découvrir cet auteur de romans policiers le plus vendu en France et traduit dans une trentaine de langues.
Je n'ai sans doute pas fait le bon choix avec...
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Que l'on peut oublier très vite...
On peut certes reconnaître à l'auteur une extrême habileté dans la construction originale et ...(très) complexe de son roman.
Mais cette belle mécanique tourne trop souvent à vide et l'on sombre alors dans l'invraisemblance et ...l'ennui.
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En exergue du livre :
"Vous croisez au bord d'une falaise
une jolie fille ?
Ne lui tendez pas la main !
On pourrait croire que vous l'avez poussée."  
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Michel Bussi
né en 1965 à Louviers
Romancier et Politologue
Professeur de géographie à l'Université de Rouen...
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mercredi 24 août 2016

EL ACOMPAÑANTE - Pavel GIROUD (Réalisation & Scénario) - Cuba - au Lincoln (22.08.2016)

A Cuba au milieu des années 80, les malades du sida étaient confinés dans des centres hospitaliers spécialisés et ultra-sécurisés, à l'écart des zones habitées...
Ces malades, qui bénéficiaient parfois d'une sortie hebdomadaire, étaient placés sous la "surveillance" d'accompagnateurs qui devaient les suivre où qu'ils aillent....
C'est cette réalité cubaine de l'époque qu'évoque le film de Pavel Giroud...
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4,5 / 5
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Horacio Romero, boxeur célèbre accusé de dopage, est contraint de devenir el acompañante de Daniel, un jeune soldat qui a contracté le virus du sida lors d'une mission en Afrique...
A cet égard le réalisateur précise :
"...Les deux hommes en question appartiennent à deux secteurs de la société produisant des grands modèles dans lesquels s’est incarnée orgueilleusement la révolution cubaine : le sport et l’armée. Ils ont tous deux sali l’image de ces deux standards de la Révolution et pour cette raison ils se retrouvent exclus. Daniel a commis un péché mortel à une époque où le SIDA était associé à la communauté gay à Cuba. C’est ainsi que l’armée touchée par le SIDA devint un sujet d’opprobre. Horacio Romero, le boxeur, s’est dopé à cause de la pression sociale à gagner des grands prix. Il a été puni et s’interdit lui-même désormais tout horizon à venir. Dès lors, leur situation vis-à-vis du reste de la société les conduit à se rapprocher...."
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Et de cette rencontre forcée entre le malade et celui chargé de "l'espionner" va naître progressivement une imprévisible amitié, profonde et émouvante...
Un très beau film touchant, sobre, bien interprété...
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Yatuel Romero (Horacio) et Armando Miguel Gomez (Daniel) :
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Pavel Giroud
né en 1973
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Réalisateur, Scénariste
Auteur notamment de Omerta (2008) et de La Edad de la peseta (2006)
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lundi 22 août 2016

MANIERE DE VOIR n° 148 - ARTISTES, Domestiqués ou Révoltés ?

Art et Politique...
Un sujet passionnant, thème du dernier numéro de "Manière de voir" coordonné par Evelyne Pieiller...
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Extraits du percutant éditorial "Eloge de la perturbation" de Evelyne Pieiller :

"....l'artiste, même s'il n'a pas obligatoirement la tête politique, est confronté à la nécessité de s'interroger sur le sens de ce qu'il fait. Sur le cadre dans lequel il exerce. Sur le style qu'il élabore, et les valeurs qu'il représente. C'est pourquoi son travail est toujours une prise de position politique, car il interroge les normes, y compris celles du goût.........
De fait, l'artiste est un perturbateur, quelles que soient par ailleurs ses convictions politiques, quand il pratique effectivement son art, qui ne se résume ni à une technique, ni à un projet, et encore moins à la copie des modèles à succès....
Il ne peut changer le monde, mais il peut contribuer à rendre sensible le nécessité de le changer."
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Superbe iconographie avec de nombreuses illustrations  de trois artistes :
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Golnaz Afraz (artiste iranienne vivant à Strasbourg)...
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Danielle Gutman Hopenblum  (artiste française)...
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Rebecca Raue (artiste allemande)...


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